L’attelage belge de La Grande Odyssée 2025
Patricia M.Colmant, journaliste-reporter française, suit la Grande Odyssée VVF et a rencontré pour be.levasiondessens.com le ‘couple’ et attelage franco-belge sur la compétition. Un vrai couple de potes unis à leurs chiens.
C’est une histoire d’amitié entre deux copains, l’un Belge qui rêve de faire La Grande Odyssée-VVF mais n’a que deux malamuths, l’autre Français passionné de mushing, mais pas de compétition et qui a 21 chiens, des huskies de Sibérie et des Alaskans huskies. Ils se sont rencontrés sur un évènement canin en 2016 et ont sympathisé. Gilles Olivier de Tubize (Belgique) faisait du canicross. « Je m’y suis mis, car ça me rappelle ma rencontre, enfant, avec La Grande Odyssée à Val Cenis quand on allait faire du ski avec mes parents » raconte le musher. De son côté, Anthony Marais, natif de Honfleur a toujours adoré ces chiens de traîneau. « Je ne rêve pas de faire cette course » dit-il en souriant. « Je préfère les grands espaces plats de Scandinavie » avoue-t-il. « Au fil des années on s’est fait confiance et je suis heureux qu’il court avec mes chiens » poursuit Anthony.
En fait, ce projet a mûri dès 2022 avec l’objectif de faire cette belle course de mi-distance l’un avec les chiens de l’autre. Pour s’aguerrir, Gilles s’est aligné sur un Trophée en 2023, qui se court parallèlement à la grande course, mais seulement sur trois jours. Une première expérience, car en Belgique, Gilles s’entraîne avec un kart en forêt. « On rencontre peu de monde, on voit rarement la neige donc, les chiens ne sont pas très habitués au bruit de la course, à la présence des spectateurs et découvrent le contact de la neige très différent de celui de la terre » explique-t-il.
L’an dernier, le musher belge était inscrit sur La Grande Odyssée, mais 15 jours avant le départ, il se brise la clavicule. Le rêve s’évanouit.
Mais le copain ne l’a pas lâché. Dès qu’il a pu reprendre l’entraînement, Gilles s’est progressivement remis à ses sorties en forêt de Halle avec les chiens d’Anthony. Et les deux hommes étaient fins prêts samedi 11 janvier pour prendre le départ de cette course mythique. « Mais les chiens, eux, étaient vraiment effrayés et déroutés les premiers jours » reconnaît le musher. « Ils se sont vraiment mis dans la course dans l’étape 3 à La Toussuire. Maintenant, ils courent comme à l’entraînement » se réjouit Anthony qui assume avec générosité son rôle de handleur. A la veille de l’étape 5, l’attelage wallon, bon dernier les premiers jours, a déjà repris deux places. On est content et les chiens aussi conclut Anthony.
Puissent Anthony Marais et Gilles Olivier de Tubize aller au bout de la course et de leurs rêves. Good luck aux 2 passionnés, à cet attelage belgo-français qui fait rêver. En effet, de nombreuses difficultés attendant les couples : le dernier week-end a eu lieu le bivouac au col du Mont-Cenis où les mushers doivent s’occuper seul de leurs chiens et dorment sous la tente … avec ou sans leur équipage.
Visuels fournis par la course ( M Pommier, B Diacre) ; texte de P.M. Colmant
Et un autre article sur la Grande Odyssée, le ressenti de ML de Vienne lors de la course 2024