L’Art Déco, c’est dès ce week-end au Banad
Concept unique en Europe, le Brussels Art Nouveau & At Déco (BANAD) est un évènement mettant en valeur et lumière le patrimoine Art Nouveau et Art Déco sur Bruxelles.
Mise en valeur de l’Art Déco pour cetet édition 2025.
On pourrait presque dire que ce festival a 100 ans puisque l’Art Nouveau a débuté fin 19 ème siècle et a duré 20 ans environ suivi par l’Art Déco à compter des années 1910
Si cette 9 ème édition du BANAD permet de découvrir les 2 courants artistiques et architecturaux ; l’accent est mis cette fois-ci sur l’Art Déco. Selon Ans Persoons, secrétaire d’Etat à la Régon Bruxelles Capitale ; ce festival s’inscrit dans une volonté d’investissement indispensable pour la culture tant pour les Belges que pour les nombreux étrangers qui vont profiter de cet évènement (+ de 2 millions de visiteurs en 2023 pour l’Art Nouveau).
60 % pour l’Art Déco, 25 % pour l’Art Nouveau et 15 % pour le modernisme : telle est la répartition des visites, ateliers disponibles à tous les publics. La finalité de ce festival est, selon Paul Dujardin, commissaire de l’année Art Déco 2025, d’être une inspiration pour la ville de demain. Il faut le souligner : » l’Art Déco est un modèle, avec ses matériaux tels que le béton armé, d’architecture durable avant l’heure. Cette politique urbaine de l’époque se révèle être donc plus que d’actualité en 2025 ! »
Sur 3 week-ends les 15-16 mars, 22-23 mars et 29-30 mars ; des parcours guidés thématiques seront mis en place. Il y aura des visites dites « Essential », celles qu’il faut avoir vu une fois dans sa vie, les « Classic » (dont certaines adresses, comme des établissements publics, scolaires ou des institutions muséales, sont régulièrement visitables telles que les hôtels Solvay, Tassel et Max Hallet, la maison Saint-Cyr, les villas Empain et Collart-Van Gobbelschroy, la maison communale de Forest et le Résidence Palace, les églises Sainte-Suzanne et Saint-), les « New » jamais ouvertes comme les maisons Averbouch, Van Eycken ou Slagmolder qui font partie des perles de cette année.
Les amateurs d’Art et d’architecture auront les œuvres d’illustres architectes à admirer telles celles d’Adrien Blomme, la dynastie Brunfaut, Antoine Courtens, Stanislas Jasinski, Henry Lacoste, Gustave Strauven, Henry Van de Velde, Jean Baptiste Dewin, Victor Horta et Joseph Diongre. Ect…
Vous pourrez suivre les œuvres d’Horta depuis la maison Autrique, première maison bruxelloise érigée en 1893, l’hôtel Tassel construit au même moment et considéré comme la premier bâtiment Art nouveau, en passant ensuite par les hôtels Solvay (1897), van Eetvelde (1895, 1899 et 1901) et Max Hallet (1903). Plus tard, les sublimes fleurons comme le Palais des Beaux-Arts (1922-1929), la Gare Centrale (1936) rapprochent son travail d’une esthétique Art Déco.
De son côté Antoine Courtens a construit simultanément un hôtel particulier, scindé en deux habitations, à Uccle pour la famille Haerens (1928-1932), le Palais de la Folle Chanson (1928), remarquable immeuble à appartements situé à l’un des angles du rond-point de l’Étoile, et aussi l’Ancien Siège d’Electrorail (1930-1931), bâtiment de bureaux destiné à accueillir la nouvelle holding de la famille Empain; qu’il s’agisse du dessin des ferronneries ou de coupoles iconiques.
A noter aussi l’importance des lieux de culte Art Déco : les églises Saint-Augustin à Forest (1932-1935 – Léon Guiannotte & André Watteyne) ou Sainte-Suzanne à Schaerbeek (1925-1928 – Jean Combaz) ; la Basilique Nationale du Sacré-Cœur à Koekelberg (1905-1970 – Albert Van Huffel) ; la synagogue orthodoxe d’Anderlecht (1926-1933 – Joseph de Lange). Tous ces édifices ont été érigés grâce à la technologie du béton armé ; économies de moyens « post krach boursier » et tous adoptent des styles singuliers oscillants entre Art Déco et modernisme.
Toute info sur www.explore.brussels/fr
Visuels fournis par le festival Banad, photographes E. Sebok, S. Voituron
En ouverture le visuel du centre médical Reine Elisabeth