Denis Van Weynbergh sur la Grand Place de Bruxelles le 22 mars
Pour célébrer son exploit d’avoir bouclé le tour du monde à la voile en solitaire et sans escale, Denis Van Weynbergh donne rendez-vous à ses fans ce samedi 22 mars à 14h30, sur la Grand Place de Bruxelles.
Après 117 jours de mer et bien des galères, Denis Van Weynbergh est arrivé à bon port, aux Sables d’Olonne, samedi 8 mars, bouclant ainsi son premier Vendée Globe à bord de d’IeterenGroup. C’est une belle histoire, mais qui aurait pu mieux terminer car, à 24 h près, il aurait dû être le premier navigateur belge à terminer cette course mythique et figurer dans la liste des happy few à avoir réalisé l’exploit d’un tour du monde en course et en solitaire. Malheureusement, victime d’une avarie de grand voile, à dix jours de l’arrivée, Denis n’a pu passer la ligne dans les temps impartis par les nouvelles règles de course. Il n’est donc pas classé et ne rejoindra pas les 149 à figurer au palmarès des skippers du Vendée.
Cette décision du jury de fermer la ligne relativement tôt, une première dans l’histoire de cette belle aventure, est assez sidérante et peu dans l’esprit de cette course. En 2017, Sebastien Destremeau avait réaliser le tour en 124 jours et depuis sa création en 1989, au moins une quinzaine de concurrents ayant mis plus de 117 jours ont été classés. Certes, les bateaux d’aujourd’hui sont plus rapides, mais cette superbe épreuve continue d’attirer des concurrents semi-professionnels que le jury qualifie. En sélectionnant la candidature de Denis Van Weynbergh, skipper amateur, il devait être conscient qu’il ne naviguerait pas au même rythme que les plus rapides, voire risquait d’être assez vite distancé. Si on ajoute une succession d’avaries, ce qui est le lot normal de la plupart des skippers, on s’interroge sur la motivation de la direction de course de fermer la ligne aussi tôt. Car bien-sûr, une fois les réglés publiées, il est difficile de ne pas les appliquer.
Le public du Vendée, toujours si fidèle, a fait fi de l’attitude restrictive de la direction de course et s’est massé en nombre le samedi de son arrivée, sur les pontons du chenal des Sables, pour ovationner ce dernier marin à avoir bouclé la boucle. Et la joie de Denis Van Weynbergh, en franchissant la ligne et en saluant les milliers de supporters faisait plaisir à voir. L’intensité de l’accueil était à l’image de l’exubérance de cet homme à avoir réalisé son rêve. Ces instants ont effacé les misères endurées au cours des 117 jours de navigation, sur son Imoca de 2014 en grande partie équipé de matériel de récupération. Il aura connu des moments d’abattement et s’est souvent montré, via les réseaux sociaux, un peu dilettante et plus motivé par l’aventure du large que par la course. Lorsque sa grand voile est tombée sur le pont, dans la remontée de l’Atlantique, le marin a failli renoncer, si près du but. Il aura retrouvé en lui la force d’essayer à plusieurs reprises de remonter cette voile sur son mât (c’est très lourd une grand voile et difficile à manier seul). Avec un demi succès. Résultat, le bateau a pris trop de retard pour franchir la ligne dans les temps.
Mais aujourd’hui, il en faut plus pour entamer la bonne humeur du circum-navigateur en solitaire.
Retrouvons tous sur la Grand Place de Bruxelles Denis Van Weynbergh.
Patricia-M. Colmant
Visuels fournis par la course, le site denisvanweyenbergh.be