Caroline d’Andlau-Hombourg ou la sculpture animalière

Caroline d’Andlau-Hombourg sculpte les animaux de son Alsace natale.

Entretien avec une femme amoureuse des lièvres dont elle immortalise la vie en bronze.

L’enfance marque l’Homme tout particulièrement quand il a une sensibilité artistique poussée. Cette banalité se révèle être particulièrement vraie dans la personnalité de Caroline d’Andlau-Hombourg qui aime « de manière infinie les lièvres ». Sa première peluche fut un lièvre ; sur les pelouses de la propriété familiale les joutes amoureuses des lièvres peuplent l’imaginaire de son enfance ; alors que les conversations devaient plutôt tourner autour de Riesling et de Gewürtztraminer dans la propriété familiale d’Ittenwiller connue pour ses grands vins.

Croisée sur le salon Animal Art Brussels, j’ai été l’interviewer.

Le bestiaire alsacien comme inspiration

Très tôt, Caroline d’Andlau-Hombourg révèle des dons pour le dessin et comme certains de ses ancêtres étaient peintres, sculpteurs, la voie semble toute tracée.

Et de décider à 18 ans de devenir sculpteur. Son père lui conseille d’abord de restaurer des porcelaines, mais ce travail ne lui permet pas d’être libre dans son expression.

Elle s’installe à Londres pour y apprendre la sculpture et s’inspire de maîtres tels que Marini, Bugatti, Moore.

Habitant Londres pendant 35 ans, elle n’oublie pas ses origines alsaciennes et son amour pour Dame Nature. Tout naturellement les sujets choisis sont donc des animaux du terroir alsacien : lièvres, renards, cervidés, sangliers ; même si aujourd’hui certaines pièces (taureau, masaï) révèlent des déplacements à l’étranger.

Hermines en bronze et verre satiné

Entre couleurs et mouvements

Au départ était la terre cuite pourrait-on dire ; aujourd’hui le bronze domine son art, du bronze dont elle aime la couleur en jouant sur les différentes teintes possibles du brun-rouge au doré en passant par le noir ou le vert-de-gris.

La beauté des sculptures de Caroline d’Andlau-Hombourg résident dans leur créativité certes ; mais surtout dans leur mouvement, un mouvement qui tient parfois en équilibre sur une patte. « Le bronze c’est souvent statique, me dit-elle, je veux faire bouger mes bronzes, rendre mes lièvres vivants autour de moi ». Et d’admirer un couple de femelles lièvres se faisant face avant le combat ou une autre sautant avec agressivité sur le dos de sa congénère. Une réelle énergie se dessine dans le travail que les fonderies célèbres avec lesquelles elle travaille matérialisent en une petite dizaine d’exemplaires (Fiorini à Londres, Strassacker en Alsace).

Dans son atelier travaillant un marcassin

Galeries et récompenses

Nombreuses sont les galeries en Grande-Bretagne, France, Belgique, Suisse et Etats-Unis qui représentent les œuvres de Caroline d’Andlau-Hombourg ainsi que les prix remis lors de salons d’expositions.

Si Caroline d’Andlau-Hombourg soucieuse de sa totale liberté d’expression ne fait pas de commandes spéciales, elle a néanmoins fait une entorse à cette décision en réalisant pour un amateur de son travail un couple de lièvres de plus de 2 mètres 50 de hauteur qui a été placé dans son parc. Caroline s’est épanouie dans cette œuvre monumentale à la majesté indéniable. Quel avenir pour cette sculptrice à l’énergie communicante ? Probablement ses lièvres qui s’ébattront dans des lieux prestigieux ; à moins qu’elle ne préfère un tout récent travail où elle associe une œuvre en bronze à une autre en verre satiné…

Sculpture de lièvres géants

 

Les lièvres font plus de 2 mètres 50 de haut

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

www.carolinedandlau.com

La vue d’une corrida a inspiré ce bronze à Caroline d’Andlau-Hombourg

Les nouvelles sculptures font intervenir du verre au côté du bronze

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