Animal Art Bruxelles fête ses 10 ans

Animal Art Bruxelles, l’édition belge du salon des artistes animaliers, fête son dixième anniversaire en mars prochain. Interview de son fondateur et organisateur, Jean Christophe Barbou des Places.

C’est sur le modèle du salon Animal Art Paris créé en 2011 et qui a lieu à l’hippodrome d’Auteuil qu’a été lancé en 2015 au « Gaulois » son frère, Animal Art Bruxelles, pour la Belgique francophone.

MLV : Quel est l’ADN du salon ?

JC B des P : Passionné de nature et de chasse, j’ai pensé dans les années 2010 qu’il n’existait pas de salon d’art animalier. Il y avait donc lieu de célébrer le règne animal auprès d’un public qui le connait bien. L’art cynégétique existe depuis la nuit des temps, l’homme préhistorique ayant été le premier à faire des représentations animales dans les cavernes et grottes liées le plus souvent à la chasse nécessaire à sa propre survie.

MLV : Où se tient ce salon à Bruxelles ?

JC B des P : Au Cercle Royal Gaulois Artistique et Littéraire, communément nommé par ses membres « Le Gaulois ». C’est un des plus anciens cercles privés de Belgique, une institution et le correspondant du Club de la Chasse et de la Nature à Paris, où le Salon est né en 2011. Il est situé dans le centre de Bruxelles, rue de la Loi, derrière le Théâtre Royal du Parc, à deux pas du Palais Royal, du siège du gouvernement fédéral, de la Chambre des Représentants…

Parmi les 1.400 membres triés sur le volet, la section « chasse » compte une centaine de membres qui sont pour la plupart des collectionneurs et des amateurs d’art.

ML V : Quels sont les artistes présents à ce salon ?

JC B des P : Présents pendant toute la durée du salon (5 jours), 35 artistes exposent leurs œuvres de la peinture à la sculpture en passant par la gravure, la céramique ou la photographie. Si les premières années les artistes étaient français, force est de reconnaître qu’ils représentent aujourd’hui quelques 30 % des exposants. Tant en France qu’en Belgique, je sélectionne avec attention ‘mes’ exposants, les visiteurs étant des amateurs ou collectionneurs vraiment éclairés et passionnés.

Sculpture de Caroline d’Andlau Hombourg

ML V : L’art animalier est-il encore contemporain ?

JC B des P : S’il date des temps extrêmement anciens, l’art animalier est à mon sens plus moderne et en vogue que jamais. Très à la mode dans les années 1930 avec des noms tels que Cartier, Lalique, Jouve, Pompon, Bugatti, Sandoz…, cet art est plus que jamais actuel, tout un chacun ayant besoin de se reconnecter avec Dame Nature.

ML V : La tauromachie, la pêche, la chasse à courre sont- elles représentées parmi les œuvres ?

JC B des P : Les pratiques dont vous parlez peuvent figurer parmi les pièces exposées ; mais elles le sont peu.

L’art animalier est en lui-même une spécialité dans l’Art et la tauromachie, la pêche ou la chasse à courre sont alors une spécialité dans la spécialité. Touchant un public restreint et un peu exclusif ; les chasseurs à courre, les pêcheurs ou les amateurs de corridas trouvent dans leurs associations, leurs équipages, les arènes des artistes magnifiant leurs passions par des pièces artistiques.

ML V : Le dixième anniversaire se fêtera comment ?

JC B des P : J’attends entre 2 000 et 2 500 personnes et des personnalités telles que le Chevalier Philippe de Wouters d’Oplinter, Maître Alexandre Million présideront et vice-présideront l’évènement. Comme le salon décerne des médailles reconnues au niveau international, son Altesse le Prince de Ligne me fait l’honneur de présider le jury.

Prestigieux aussi, les partenaires comme l’Armurerie Collard, les vêtements autrichiens de chasse Mettez décerneront des prix aux artistes.

Les 35 artistes proposeront plus de 500 œuvres originales vendues sans commissions.

Le salon se tiendra du 21 au 23 mars 2025 au Cercle Royal Gaulois

Pour venir, solliciter une invitation sur https://animalartbruxelles.com/venir-au-salon/

 

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